Masomah Ali Zada

Née en Afghanistan, Masomah Alizada fait partie de la communauté hazara, une minorité chiite persécutée. Sa famille prend alors le chemin de l’exil vers Téhéran. Elle apprend à faire du vélo en Iran. La famille rentre en Afghanistan dix ans plus tard, au début des années 2000 et s’installe à Kaboul.
Ali Zada se met au taekwondo mais revient vers le cyclisme à 16 ans. Elle entre alors dans l’équipe féminine afghane de cyclisme dirigée par Abdul Sadiq Sadiqi. Les femmes qui font du vélo sont très mal vues dans le pays et les membres de l’équipe sont victimes de brimades, de jet d’objets sur leur passage et d’insultes mais aussi de menaces de mort. En parallèle, Masomah Ali Zada est professeure d’EPS6.

En 2016, Arte diffuse un reportage sur les jeunes femmes en Afghanistan qui font du vélo malgré les menaces. Parmi elles se trouvent Masomah Ali Zada et sa sœur, Zahra, qui ont alors 17 et 19 ans. Un avocat d’Orléans, Patrick Communal, décide d’entrer en contact avec elles, un groupe de députés italiens les proposent pour le Prix Nobel de la paix, elles sont reçues par la première dame d’Afghanistan Rula Ghani et par l’Ambassade de France en Afghanistan.

L’année suivante, sa sœur et elle arrivent en France avec un visa humanitaire et demandent l’asile politique.
En novembre 2019, elle obtient une bourse du Comité olympique international pour les athlètes réfugiés dans le but d’intégrer l’équipe des Athlètes olympiques réfugiés aux Jeux olympiques. 

Elle a fait partie de l’équipe olympique des réfugiés aux Jeux olympiques d’été de 2020. Elle a ainsi prouvé qu’une femme sur un vélo c’est positif ; et à ceux qui trouvent bizarre qu’une musulmane qui porte un foulard soit cycliste, que c’est tout à fait normal.
Grace au programme d’intégration des demandeurs d’asile elle suit les cours de génie civil à Lille

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