Jeux olympiques de Paris-2024 : La sécurité ne passera pas par la reconnaissance faciale

La maire de Paris, Anne Hidalgo, avec le drapeau des Jeux olympiques, à Nantes le 9 septembre 2021. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

A Paris en 2024, la sécurité des JO ne s’appuiera pas sur la reconnaissance faciale. C’est tout du moins la promesse faite mardi soir par Michel Cadot, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, à l’occasion d’un débat organisé par Sciences po.

« La position du gouvernement, et celle de la délégation que je dirige, est que nous n’avons pas besoin de recourir à de la reconnaissance faciale pour garantir la sécurité des Jeux », a-t-il affirmé devant des étudiants, en réponse à une question.

Lors des JO de Tokyo cet été, un système d’authentification des personnes accréditées (sportifs, staff, médias) était en place en comparant le visage avec la photo de l’accréditation à chaque entrée dans un site. « Il y a un débat profond dans la société française actuellement entre les libertés publiques et la sécurisation des grands événements », a expliqué Michel Cadot.

« Nous ne souhaitons pas collectivement que les Jeux puissent servir de vecteur pour faire passer des mesures qui peut-être ont du sens en termes de police mais qui dans le délai court qui est le nôtre ne permettra pas d’avoir un débat et des solutions adaptées », a encore dit cet ex-préfet de police de Paris, alors que la question agite certains acteurs en coulisses.

La reconnaissance faciale en temps réel est actuellement interdite sans le consentement des personnes. Des expérimentations peuvent néanmoins être menées si elles répondent à des critères précis.

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