Lausanne 2020, ou les Jeux du futur

Les Jeux olympiques de la jeunesse mettent en application les grands principes qui doivent animer les prochaines éditions des JO. Mettre l’événement au service de Lausanne plutôt que l’inverse.

Ils préfigurent l’avenir des Jeux Olympiques. Le président du CIO, Thomas Bach, l’avait promis en 2016 à Lillehammer (Norvège) : « Dans quatre ans, Lausanne organisera les Jeux du futur »

En effet, il devenait urgent d’en finir avec ceux du passé. Les années 2010 ont vu monter la défiance généralisée à l’encontre de la course au gigantisme qui semblait sans limites. Les JO d’été 2016 ont contribué à plonger Rio dans une situation économique inextricable et, lors des JO d’hiver 2018, Pyeongchang a rasé une forêt de 500 ans pour pouvoir déployer une piste de descente. La conséquence a été la montée d’une défiance généralisée à l’encontre de la course au gigantisme qui semblait sans limites. Cela s’est traduit par une crise des candidatures, avec de moins en moins de villes intéressées à accueillir les Jeux et de plus en plus de réticence populaire.

Dans ce contexte, le Comité international olympique a adopté dès 2014, l’« agenda 2020 » appelant à renouer des valeurs de crédibilité et de durabilité; à réduire les coûts; à faire preuve de davantage de flexibilité.

Voilà la mission des Jeux olympiques de la jeunesse de Lausanne. Ils doivent prouver que les principes contenus dans l’agenda 2020 n’empêchent pas la tenue d’un événement de grande envergure, avant que Paris 2024, Milan-Cortina 2026 et Los Angeles 2028 ne reproduisent la démarche à l’échelon supérieur.

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