Faire du sport un outil de développement : l’exemple de la Côte d’Ivoire

Si le marché du sport dépasse les 800 milliards d’euros dans le monde (soit 2 % du PIB mondial), il ne représente en Afrique que 0,5 % du PIB. Un écart à combler compte tenu de l’effet de levier qu’il représente en termes de développement économique et social.

La Coupe d’Afrique des Nations,  les Jeux de la Francophonie, les Jeux Africains, les Jeux Olympiques de la Jeunesse, ou l’Afrobasket… De grands événements sportifs internationaux se multiplient sur le continent africain, synonyme de fortes retombées économiques, qui témoignent de la capacité des pays africains à accueillir des événements sportifs d’où créer un marché du sport en Afrique.

La Côte d’Ivoire, qui accueillera la Coupe d’Afrique des Nations de football 2023 a fait du sport un axe de développement important : plusieurs constructions de stades ont été lancées à Abidjan : le stade olympique Ebimpé, au nord-est d’Abidjan, le stade Korhogo, le stade San Pedro ou encore le stade Yamoussoukro, en plus de la réhabilitation des stades d’Abidjan et Bouaké. Cette dynamique est complétée par le programme Agora, récemment incarné par la construction d’un premier centre sportif urbain multidisciplinaire à Koumassi, dans le quartier d’Abidjan.

Faire du sport un outil de développement suppose plusieurs prérequis. Même pour les principales nations sportives qui se démarquent au niveau international (Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Nigéria ou Sénégal), seules des politiques publiques volontaristes feront du sport un outil de développement. Pour décoller, l’entreprise sportive africaine aurait besoin d’une véritable structuration, à commencer par l’adoption d’un code du sport, des communes et des villes pour enfin atteindre les objectifs visés à une échelle plus large et continentale.

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