Cayenne et la naissance du Djokan

Le DJOKAN est un Art Martial complet qui nous vient de la Guyane Française. Il a été créé en 2010 par Grand Doko, c’est à dire le Fondateur, Yannick THEOLADE.
Le DJOKAN tire ses origines des pratiques guerrières, physiques, chamaniques, des danses guerrières traditionnelles, des us et coutumes des peuples d’Amazonie : les Amérindiens, premier peuple de la Guyane, les bushinengés autrefois esclaves africains fugitifs révoltés, qui ont fui dans les profondeurs de la forêt amazonienne, les Créoles, fruits du métissage des descendants des esclaves venus d’Afrique et des descendants des colons.
Yannick THEOLADE pratiquant les Arts Martiaux, décide d’entreprendre des recherches afin de redécouvrir les arts de combat d’Amazonie.
Il travaille en collaboration avec des chefs coutumiers, des chamanes, des ethnologues, des anthropologues, des historiens, des guerriers.
Gran Doko va se servir de ses compétences martiales pour créer une méthode, la codifier en fusionnant les différents arts de combats amazoniens des différentes ethnies.
Après plusieurs années de recherches le DJOKAN est né.

• « Djok » est un mot d’origine africaine qui signifie « éveillé, robuste, en bonne santé »
• « An » est une préposition signifiante « en » Djokan pourrait se traduire littéralement par » en éveil » ou « celui qui est éveillé ».

Le Djokan se veut le premier art martial guyanais. Fidèle aux traditions de la Guyane, il s’inspire de toutes les composantes de son incroyable vivier culturel. Car il est là le maître mot du Djokan : créer un pont entre une approche moderne et la tradition de savoirs guerriers d’Amazonie qui existent depuis des siècles, des coutumes ancestrales des peuples amérindiens, businengés ou créoles. D’ailleurs, la langue officielle du Djokan est le créole guyanais, une langue de rassemblement et d’identification commune à tous les habitants de la région. Les armes utilisées pour la pratique du Djokan sont aussi des armes locales. Lances amérindiennes, sarbacanes, massues bushinengées… Sans compter les techniques de santé issues également des traditions comme les bains à bases de plantes médicinales ou les massages. Reconnu par la Fédération Internationale des Arts Martiaux Traditionnels en octobre dernier, le Djokan connait un essor spectaculaire.
Il est un art martial basé sur la motricité, la fluidité et l’adaptabilité du corps et de l’esprit du pratiquant dans l’environnement dans lequel il évolue.
Il s’articule sur trois enseignements fondamentaux :
1/ Le « Goumen » : les techniques de combat à mains nue incluant les frappes, les clé, les projections, les immobilisations, les étranglements, le travail au sol, la self défense.
2/ Le « zanm-yan » : techniques de combat avec les armes traditionnelles (armes contondantes, armes tranchantes et armes de jets).
3/ Le « Djokaya » : les techniques de santé et de développement personnel (exercices de relaxation, de respiration, de méditation, de renforcement du corps et de l’esprit, le travail sur les énergies et les élément de la nature…).

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