Ville Sport et intégration

Les villes disposent du sport comme outil d’éducation et d’émancipation, porteur de fraternité. Mais aujourd’hui, on constate qu’il est marqué par des dérives racistes, discriminatoires. Ces dérives sont d’autant plus graves que le sport a un pouvoir d’inspirer le public, la jeunesse surtout. De plus, les réseaux sociaux donnent aujourd’hui l’opportunité d’influencer les fans, et au-delà la société tout entière.

Le sport a donc un rôle crucial à jouer pour améliorer la vie des citoyens. Il crée des passerelles au travers des communautés fournissant ainsi un terrain fertile pour semer dans l’esprit de tous, le pire mais aussi les germes du développement, de la paix. Aussi, la ville, ses clubs, les joueurs ou les supporters eux-mêmes, doivent s’unir pour lutter contre les actes racistes en rappelant sans cesse que le sport reste une démarche collective.

Les sportifs, premiers concernés par les violences, s’engagent dans la lutte contre les discriminations. C’est donc, tout d’abord, au niveau local qu’il faut utiliser davantage le potentiel du sport (solidarité, tolérance, fair-play…) pour prévenir le racisme et la xénophobie. Les bonnes pratiques dans le sport sont de bonnes pratiques pour la paix civile.

Le monde du sport doit donc toujours s’engager dans la lutte contre les discriminations car il est un pilier de l’éducation et de la formation des jeunes. Enseigner le respect de l’autre, quelle que soit sa couleur de peau, doit être porté avec la même attention et la même passion que l’apprentissage du geste technique.

LA PHOTO SYMBOLIQUE DES JOUEURS DE LIVERPOOL CONTRE LE RACISME

Special Olympics : Pour une approche unifiée de la santé et de la pratique sportive !

Special Olympics est une organisation sportive organisant la formation et des concours pour des enfants et adultes ayant une déficience intellectuelle. Ces compétitions comprennent les Jeux olympiques spéciaux, qui alternent entre les jeux d’été et d’hiver. Comme le Comité international paralympique (CIP), Special Olympics est reconnu par le Comité international olympique (CIO).

La plateforme Special Olympics a joué un rôle actif, particulièrement dans le soutien des athlètes paralympiques et à la communauté des personnes handicapées en général. En réponse à la pandémie et au confinement, Special Olympics propose une école de force en ligne pour promouvoir la forme physique, l’exercice et la connexion depuis le lieu de vie. Grâce à des programmes de fitness à domicile, des initiatives de plaidoyer, une intense activation des médias sociaux et un engagement et une responsabilisation accrus des athlètes grâce à la communication directe, de nombreux athlètes du monde entier ont développé leurs propres routines de fitness, blogs, webinaires et programmes de régime plus sain.

Special Olympics a créé de solides campagnes sur les réseaux sociaux, ainsi que des initiatives pour mettre les équipements de fitness domestiques entre les mains des handicapés de tous les pays. Cela s’ajoute à la manière dont Special Olympics n’a cessé de plaider en faveur des professionnels de la santé, qui sont en première ligne face à cette crise mondiale.

Des millions d’athlètes paralympiques comprennent précisément comment la fragmentation, les mesures inéquitables ne font qu’aggraver le risque et la marginalisation.

Lomé : La Fédération Togolaise de Football lutte contre le covid-19 !

La Fédération Togolaise de Football en partenariat avec l’association “Graines du Togo” apporte sa contribution à la lutte contre le COVID en fournissant de la nourriture et des produits sanitaires, à travers une large campagne de communication dans les différentes villes togolaises.
Ce don, composé de sacs de riz, de gels désinfectants et de lave-mains, a été reçu au siège de la FTF par l’Observatoire togolais des médias (OTM).
En plus de ces dons, la FTF et l’association “Graines du Togo” prévoient d’offrir du matériel au Comité de réponse au covid-19 et aux médecins.
S’ajoute à cela, un don personnel de l’international togolais, Ihlas Bebou, aux centres de santé de Lomé, aux centres hospitaliers de Kara et de Sokodé et à l’unité de soins de sa ville natale, Aldo.
Cette campagne de footballeurs sensibilisera aussi au respect des règles barrière à travers des messages diffusés dans les médias.

Le Champion du monde de VTT au service de sa ville !

En France, comme dans la plupart des autres pays, afin de maintenir leur condition physique, les sportifs de haut niveau font de la musculation, ou du fitness à domicile.

Christophe Bétard champion du monde du VTT agit autrement. Il parcourt les routes et chemins de montagne de son département, les Vosges, à vélo à la recherche des plus fragiles et des plus isolés. Il leur livre gratuitement des médicaments et des provisions.

Pour répondre à la demande, tout un groupe de cyclistes l’a rejoint. «Nous sommes athlétiques, nous sommes en bonne santé et nous voulons aider les personnes dans le besoin», explique le champion du monde de VTT. En plus d’aider les personnes isolées, Christophe Bétard et son équipe facilitent le travail des infirmières libérales qui leur donnent des instructions. Ce sont eux qui préparent leur arrivée dans les zones reculées.

Le champion du monde de VTT et ses amis sortiront de la crise parfaitement entraînés grâce à une action unanimement saluée dans le département des Vosges.

Abidjan. Didier Drogba met un hôpital à disposition

L’ex gloire de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire met à disposition l’hôpital Laurent Pokou de sa fondation, situé à Attécoubé, pour servir de centre de dépistage de la commune face à la pandémie.
Construit depuis 2015 sur une superficie de 800 m2 avec un financement de 500 millions de Franc CFA, l’hôpital Laurent Pokou comprend une salle d’échographie, une salle affectée à la protection maternelle et infantile (PMI), une salle de radiographie, un laboratoire ultra moderne, une pharmacie, des salles d’hospitalisation et d’isolement, ainsi que des bureaux.

Lutte contre le Covid-19: le rôle positif des athlètes!

Les athlètes dans le monde entier s’engagent dans la lutte contre le coronavirus, mais dans de nombreux pays, ils ont apporté une contribution majeure, en participant activement à des campagnes de sensibilisation pour prévenir l’infection ou dans des appels à contribution de fonds destinés à soutenir les plans de résistance à cette pandémie. Il y en a même qui, liés à des contrats professionnels avec certains clubs européens, asiatiques ou africains, ont contribué en abandonnant 50% ou 70% de leurs salaires mensuels.
Les contributions des athlètes et leur participation active à la lutte contre le Covid-19 est un bel indicateur de la place des valeurs sportives dans la société. Les villes et les municipalités sont souvent à l’origine de cet élan de solidarité, en particulier en Afrique, qui est un terrain fertile pour soutenir les diverses formes de tolérance, de respect et de sécurité chez les jeunes.

Bakary Meité, un rugbyman au premier rang de lutte contre le coronavirus

Pendant la crise du coronavirus, Bakary Meité, rugbyman, troisième ligne de l’équipe de Carcassonne (Pro D2), s’est engagé comme agent d’entretien dans un hôpital parisien.

Son implication rappelle celui de Fabrice Mbanda, cet international italien devenu ambulancier paramédical à Parme ! Bakary Meité a traversé la France pour devenir assistant technique à l’hôpital Sainte-Périne, dans le 16e arrondissement de Paris.

Chaque jour, de 7h30 à 14h00, Bakary Meité travaille dans les couloirs de l’hôpital « Je désinfecte tout dans deux des trois bâtiments », dit-il. Je nettoie tout à ma portée. Rampes, interrupteurs, poignées de porte, fenêtres, tours de fenêtre … « 

« C’était le travail de ma mère il y a 30 ans », s’explique le jeune homme de 36 ans. Honnêtement, c’est difficile. Mais merci beaucoup aux professionnels de la santé … C’est très satisfaisant. Les rôles sont inversés. Dans la situation actuelle, je me sens soulagé et je sens que je fais quelque chose de fou. Ils peuvent se consacrer à leur travail. Je me sens donc utile. « 

Sport professionnel et développement durable

Il est remarquable que la question écologique occupe une place de plus en plus centrale dans le débat mondial. Le sport qui est un instrument efficace pour contribuer à la lutte contre le changement climatique et le développement durable, devrait occuper un espace plus important dans ce débat notamment les sports professionnels à vaste public.

Certaines infrastructures sportives, telles que les stades et les salles omnisports consomment un taux important d’énergie et d’importantes ressources hydriques si on parle des piscines. A cet égard, il serait intéressant de connaître la quantité de mètres cubes consommée en une journée de compétition de natation ou encore quel est le prix écologique et environnemental à payer lors de l’organisation d’une compétition internationale telle que les jeux olympiques ou la coupe du monde de football. Les organisateurs de ces jeux se sont engagés dans ce combat, notamment l’équipe parisienne des JO 2024.

La situation actuelle, dont la gravité est reconnue, rend urgente l’intervention des villes, celle des différents acteurs de la scène politique et de la société civile, afin de mettre en place une politique respectueuse de l’environnement dans la pratique sportive de toutes les disciplines soit en amateur ou en professionnel.

Dans ce contexte quelques bonnes initiatives se diffusent un peu partout dans le monde. Notons, à titre d’exemple, la fondation d’un club de football professionnel écologique, où tous les équipements en plastique sont remplacés par du bois.

D’autres initiatives mises en œuvre par les villes méritent intérêt. Un appel à volontariat dans les quartiers pour l’organisation des événements Green ou de sport nature, la sensibilisation permanente pour la considération de la question climatique et de l’importance de l’instrumentalisation des sports et de la pratique sportive en faveur de l’environnement et du développement durable, la récupération, lors des manifestations, des produits de consommation courante pour les recycler.

Cette responsabilisation des villes et de leurs élus sur cette adéquation entre sport et environnement est un signe fort en faveur de l’éducation en faveur de la lutte contre le changement climatique.

Copyrights: panoramas – Flickr

Salima Souakri récompensée pour sa lutte en faveur de l’égalité des genres dans le sport algérien

L’ancienne championne algérienne de judo, Salima Souakri, a exprimé sa « fierté et son bonheur » en recevant le prix du Comité International Olympique « Femmes et Sports » sur le continent africain (2020) pour son engagement continu dans la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans le domaine de la pratique sportive.

Il est connu que le Prix des femmes et des sports du Comité international olympique est décerné à chaque fois qu’une personne ou une organisation sportive a contribué efficacement à promouvoir la pratique des femmes dans le sport et a encouragé les jeunes filles à entrer dans le monde de la pratique sportive dans diverses spécialités.

Souakri devient la deuxième femme algérienne à recevoir ce prix, après le précédent coureur dans les rangs de l’équipe nationale d’athlétisme, Messaouda Khalili Ouchrif, qui a reçu ce prix à Marrakech (Maroc) en 2004.

On sait aussi que Souakri a été la première femme algérienne et arabe à participer aux compétitions de judo aux Jeux Olympiques dès l’âge de 16 ans lors des Jeux de Barcelone 1992.

La Côte d’Ivoire est élue présidente de l’Ecole Internationale des sports scolaires et le Maroc élu vice-président de la Fédération Internationale des sports scolaires

Le Maroc a été élu avec l’ écrasante majorité de 57 voix contre 15 voix, lors de l’assemblée générale de la Fédération Internationale des sports scolaires . Ce qui lui permet également de siéger au comité de mesure et au comité exécutif de la Fédération.

Cette position prestigieuse, obtenue par le Maroc, a renforcé par le maintien l’union des pays africains au sein de la Fédération Africaine des Sports Scolaires, tandis que la Présidence de l’École Internationale des Sports Scolaires en Afrique est revenue à la République de Côte d’Ivoire.

Il est prévu que le Maroc joue un rôle important au cours de son mandat dans la coordination entre les différentes villes du monde en organisant plusieurs manifestations de sport scolaire dans le cadre de la consolidation de la valeur sportive et de l’esprit olympique auprès des élèves.

Fondée en 1972, l’International School Sport Federation (ISF) compte 81 pays membres issus des 5 continents et est reconnue par le Comité olympique international.

La fédération a été créée pour organiser et encourager la pratique sportive entre les élèves de pays différents en organisant notamment des championnats du monde scolaire. Son rôle ne se résume cependant pas uniquement à la pratique sportive. Elle promeut de nombreuses valeurs à destination des lycéens et collégiens du monde entier : la compréhension mutuelle, l’investissement bénévole, la paix, la lutte contre les discriminations, l’inclusion sociale, l’égalité des sexes, la santé. Ainsi, elle contribue à soutenir les voies éducatives des jeunes pour leur apprendre à devenir des citoyens du monde. L’ISF poursuit ses objectifs indépendamment des considérations politiques, religieuses et raciales.