Bonne fête du 8 mars à toutes les sportives.

« Sport et ville » à une pensée pour toutes les sportives d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, d’Océanie et d’Europe.

Cette année nous aurons une pensée particulière pour les sportives du Grand Maghreb.

Il y a deux ans, le 9 mars 2019, à Alger, lors d’un colloque sur « Femme et sport », le président du Comité olympique et sportif algérien (COA) reconnaissait que la place de la femme au sein des instances sportives s’affirmait. Elles ont obtenu des autorités quelles interviennent pour que les fédérations à compter davantage de femmes dans les AG. Le sport est une plateforme essentielle pour parvenir à l’égalité des sexes. Mais pour les femmes, faire du sport peut se révéler compliqué. Surtout si elles aspirent à mener une carrière professionnelle.

 

Les femmes continuent, ici peut être plus qu’ailleurs, à essuier régulièrement des insultes, voire des menaces. Cela montre qu’il y a encore des personnes qui nacceptent pas que des femmes fassent du sport, s’émancipent et aspirent à vivre normalement. Mais en cette journée du 8 mars, souvenons-nous de Naïma Laouadi qui, a 19 ans, est à lorigine de la création dune équipe féminine de la JS Kabylie, le club de Tizi Ouzou, sa ville natale. « La Maradona algérienne » favorise aussi la création dautres équipes féminines de football, puis de la sélection nationale en 1998.

 

Beaucoup d’hommes l’ont soutenue.

Le constat est partagé par Nezha Bidouane, deux fois championne du monde du 400 m haies, encouragée par sa famille, surtout sa mère. Elle vient dun quartier populaire de Rabat. Aujourd’hui pour les Marocaines, faire du sport est devenu quelque chose de normal. La Fédération royale marocaine du sport pour tous  organise régulièrement des courses rassemblant des milliers de femmes.

Des femmes font leur jogging dans les rues et les parcs de la capitale.

La question des infrastructures est bien plus problématique, parfois éloignées des centres, mal desservies, dépourvues de sanitaires.

Enfin il y a la nécessaire prise de conscience par l’Etat et les collectivités locales de l’importance du sport, véritable locomotive dintégration. Il faut donc que des moyens supplémentaires soient consacrés à la pratique du sport par les femmes.

Et d’abord améliorer le statut des joueuses. Les parents n’accepteront pas de confier leurs filles à des clubs mal structurés, où la formation est défaillante. Le football masculin, de loin la discipline la plus populaire, accapare la grande majorité des faibles moyens alloués au sport en Afrique du Nord. De nombreuses fédérations tentent de survivre avec des budgets limités.

Au niveau international, certaines sportives nord-africaines parviennent à obtenir des résultats à titre individuel. La célèbre tenniswoman, OMS Jabeur, 25 ans, quarante-quatrième au classement WTA en est un bel exemple. Issue dune famille aisée, la jeune joueuse a toujours été soutenue par ses proches avant d’être devenir le porte drapeau de la Tunisie.

Kigali, le Volleyball et Mukashemana, la «dame de fer» !

Elle est une exception au Rwanda. Dans un cercle très fermé, Joy Happiness Mukeshimana s’est imposée à force de caractère et de persévérance. Jusqu’à devenir, depuis 10 ans, l’unique femme arbitre dans l’élite du volleyball de son pays.

Dans un domaine dominé par les hommes comme le sport, il est difficile donc de se frayer un chemin. Mais Joy Happiness Mukeshimana a brisé les codes. Une dame de fer.

Elle est unique dans le championnat élite de volleyball. Mukeshimana a su tracer son chemin pour imposer le respect dans un monde macho. «Il était difficile pour certains de comprendre le fait que je sois une femme arbitre principale d’un match de championnat. Mais, comme je savais ce que je voulais et ce qui était bon pour moi, avec le temps, j’ai prouvé que ce n’était pas seulement un travail d’homme»

Mais il a fallu beaucoup de courage et d’abnégation à Joy pour se hisser au sommet et se faire accepter. Elle a dû surmonter des défis qui auraient pu mettre fin à sa carrière.

.Aujourd’hui, à 30 ans, avec tact, rigueur et autorité, elle est parvenue à se faire accepter.

Elle n’a jamais été une pratiquante au plus haut niveau. Elle a joué dans différentes disciplines à l’école secondaire, sans jamais percer. Mais, ne voulant pas s’éloigner de ce monde, elle trouve très tôt une belle reconversion. «Comme j’aimais le sport, j’en ai profité pour essayer quelque chose de nouveau, l’arbitrage, que j’ai adoré», dit-elle.

Titulaire d’une Licence en Sciences biomédicales, son amour pour le volley est né quand elle était au lycée, à Gatagara High School. Une école pour handicapés. Elle ne pouvait trouver aucun autre jeu que le volleyball assis, qui y était le sport le plus populaire. Mais, en tant que valide, elle ne pouvait pas participer aux compétitions. Elle décide, alors, de se concentrer sur l’arbitrage.

Aujourd’hui qu’elle a bâti sa notoriété, Mukeshimana veut désormais inspirer la prochaine génération d’arbitres féminins. Qui ose, gagne…

Ouagadougou : un tournoi de football pour la paix et la cohésion sociale

« Jeunesse unie et engagée pour un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale » était le thème de la première édition du tournoi de football de quartier à Ouagadougou. Une compétition qui vise à inciter les jeunes à participer au développement des quartiers de leurs villes.

Au total, 87 équipes venues de Tampouy et environs ont pris part à cette première édition.

Le choix du thème est destiné à répondre à l’actualité, selon le promoteur et délégué des jeunes, Abdoul Aziz Sangla. L’objectif est d’inviter les jeunes à promouvoir la cohésion sociale et à valoriser les vertus de solidarité et de fraternité.

«Nous avons organisé cette activité pour redynamiser la volonté manifeste des jeunes à s’engager en faveur de la promotion de la paix et du développement durable ». 

Des médailles d’or et des médailles de bronze ont été distribuées, un journal, une équipe ont été honorées mais, finalement, ce n’est pas que l’équipe de “Galaxy FC de Ouidi” qui a remporté le tournoi, ce sont tous les jeunes du Burkina Faso.

Paris et Kabubu

Kabubu, c’est « l’amitié par le sport » en swahili, et une forme de lutte traditionnelle congolaise. C’est également le nom choisi par une association bien décidée à se battre pour l’inclusion des demandeurs d’asiles ou des réfugié.e.s à travers les valeurs fédératrices du sport. Ils viennent du Soudan, de l’Ethiopie, d’Érythrée, d’Afghanistan, du Bangladesh, de Somalie…. Ils rêvent d’être nageurs, footballeurs, athlètes ou encore formés aux métiers du sport.

Les défis de l’association, née d’une rencontre entre trois jeunes lors d’un challenge organisé par Paris 2024 et Makesense, consistent à organiser des collectes d’équipements de sport, à créer des évènements sportifs rassemblant locaux et réfugiés pour favoriser des moments de rencontre et de partage, à susciter des partenariats avec des clubs, des fédérations et des marques de sport pour faciliter l’intégration des personnes réfugiés, à proposer des carrières liées au sport.

L’objectif ultime est de faire de Kabubu une entreprise sociale qui aide cette jeunesse à trouver un emploi et à réaliser ses rêves de grands sportifs.

La diplomatie francophone au service du sport

Les enjeux de la « diplomatie du sport » ayant été posés dans cette revue, il ne me revient donc pas de définir à nouveau les vertus du soft power du sport mais plutôt de témoigner de tout son sens au quotidien.

Le sport est un sujet populaire et un outil agile pour développer une politique publique nationale ; j’en prendrais pour exemple une récente mission
commandée à Sport et Francophonie par le nouveau Gouverneur de la Province de Kinshasa. La République Démocratique du Congo (RDC) compte l’une des plus jeunes populations francophones au monde. C’est tout naturellement qu’elle a privilégié le réseau des grandes villes francophones (l’AIMF) auquel elle appartient pour solliciter un accompagnement en matière de politique publique. Parce que la France et la RDC partagent la même langue, les discussions sans interprète furent plus rapides, les nuances mieux cernées et l’étude promptement livrée. En aurait-il été autrement si la langue de chacun n’avait pas été la même ? Permettez- nous d’en douter.

Prenons un autre exemple. Les Jeux de la Francophonie réunissent depuis plusieurs décennies la jeunesse francophone autour d’épreuves sportives et culturelles. Alors que le calendrier sportif est de plus en plus dense, pourquoi l’Organisation Internationale de la Francophonie s’évertue-t-elle à y préserver sa place ? Il serait crédule de penser que sa motivation première est d’offrir aux jeunes francophones l’occasion de se rencontrer. Reconnaissons surtout que ces Jeux ont su, au fil de leurs éditions, réunir tout le gratin diplomatique de l’Afrique francophone. L’événement devient alors un parfait prétexte au service de la diplomatie car ces moments partagés entre personnalités sont autant d’occasions d’aborder, de traiter et même de résoudre des sujets souvent bien éloignés du sport.

Ce fut le cas pour la France et le Rwanda, deux pays aux relations distendues par la lenteur des procès liés au génocide de 1994. En 2018, quelques mois avant la visite tant attendue du chef de l’État français Emmanuel Macron, la ministre des sports Laura Flessel s’est déplacée à Kigali pour assister au Tour du Rwanda. A cette occasion, les deux ministères des sports engagèrent une coopération autour du cyclisme et du triathlon, formant alors le vœu de retrouver plaisir et intérêt à construire de nouvelles relations entre les deux États. Une jolie manière d’introduire une nouvelle relation diplomatique que, probablement, dans ce contexte si fragile, seul le sport pouvait assurer.

Mais tout n’est pas si simple. La réconciliation des deux Corée quelques jours avant les Jeux Olympiques d’Hiver de Pyeongchang nous a tous profondément réjouis et peut-être naïvement apaisés. Deux ans après, les deux pays se divisent toujours plus violemment sur des terrains que même le sport n’a plus la capacité d’occuper.

Certes, le sport est utilisé à des fins diplomatiques. Bien sûr, par les valeurs qu’il incarne, par l’émotion qu’il génère, il rassemble. Mais le sport s’exprime aussi au travers de la compétition, avec des vainqueurs et des perdants… tout comme la diplomatie.

Article publié dans la revue Sport et Citoyenneté – numéro 49 – septembre 2020

Ville Sport et intégration

Les villes disposent du sport comme outil d’éducation et d’émancipation, porteur de fraternité. Mais aujourd’hui, on constate qu’il est marqué par des dérives racistes, discriminatoires. Ces dérives sont d’autant plus graves que le sport a un pouvoir d’inspirer le public, la jeunesse surtout. De plus, les réseaux sociaux donnent aujourd’hui l’opportunité d’influencer les fans, et au-delà la société tout entière.

Le sport a donc un rôle crucial à jouer pour améliorer la vie des citoyens. Il crée des passerelles au travers des communautés fournissant ainsi un terrain fertile pour semer dans l’esprit de tous, le pire mais aussi les germes du développement, de la paix. Aussi, la ville, ses clubs, les joueurs ou les supporters eux-mêmes, doivent s’unir pour lutter contre les actes racistes en rappelant sans cesse que le sport reste une démarche collective.

Les sportifs, premiers concernés par les violences, s’engagent dans la lutte contre les discriminations. C’est donc, tout d’abord, au niveau local qu’il faut utiliser davantage le potentiel du sport (solidarité, tolérance, fair-play…) pour prévenir le racisme et la xénophobie. Les bonnes pratiques dans le sport sont de bonnes pratiques pour la paix civile.

Le monde du sport doit donc toujours s’engager dans la lutte contre les discriminations car il est un pilier de l’éducation et de la formation des jeunes. Enseigner le respect de l’autre, quelle que soit sa couleur de peau, doit être porté avec la même attention et la même passion que l’apprentissage du geste technique.

LA PHOTO SYMBOLIQUE DES JOUEURS DE LIVERPOOL CONTRE LE RACISME

Special Olympics : Pour une approche unifiée de la santé et de la pratique sportive !

Special Olympics est une organisation sportive organisant la formation et des concours pour des enfants et adultes ayant une déficience intellectuelle. Ces compétitions comprennent les Jeux olympiques spéciaux, qui alternent entre les jeux d’été et d’hiver. Comme le Comité international paralympique (CIP), Special Olympics est reconnu par le Comité international olympique (CIO).

La plateforme Special Olympics a joué un rôle actif, particulièrement dans le soutien des athlètes paralympiques et à la communauté des personnes handicapées en général. En réponse à la pandémie et au confinement, Special Olympics propose une école de force en ligne pour promouvoir la forme physique, l’exercice et la connexion depuis le lieu de vie. Grâce à des programmes de fitness à domicile, des initiatives de plaidoyer, une intense activation des médias sociaux et un engagement et une responsabilisation accrus des athlètes grâce à la communication directe, de nombreux athlètes du monde entier ont développé leurs propres routines de fitness, blogs, webinaires et programmes de régime plus sain.

Special Olympics a créé de solides campagnes sur les réseaux sociaux, ainsi que des initiatives pour mettre les équipements de fitness domestiques entre les mains des handicapés de tous les pays. Cela s’ajoute à la manière dont Special Olympics n’a cessé de plaider en faveur des professionnels de la santé, qui sont en première ligne face à cette crise mondiale.

Des millions d’athlètes paralympiques comprennent précisément comment la fragmentation, les mesures inéquitables ne font qu’aggraver le risque et la marginalisation.

Lomé : La Fédération Togolaise de Football lutte contre le covid-19 !

La Fédération Togolaise de Football en partenariat avec l’association “Graines du Togo” apporte sa contribution à la lutte contre le COVID en fournissant de la nourriture et des produits sanitaires, à travers une large campagne de communication dans les différentes villes togolaises.
Ce don, composé de sacs de riz, de gels désinfectants et de lave-mains, a été reçu au siège de la FTF par l’Observatoire togolais des médias (OTM).
En plus de ces dons, la FTF et l’association “Graines du Togo” prévoient d’offrir du matériel au Comité de réponse au covid-19 et aux médecins.
S’ajoute à cela, un don personnel de l’international togolais, Ihlas Bebou, aux centres de santé de Lomé, aux centres hospitaliers de Kara et de Sokodé et à l’unité de soins de sa ville natale, Aldo.
Cette campagne de footballeurs sensibilisera aussi au respect des règles barrière à travers des messages diffusés dans les médias.

Le Champion du monde de VTT au service de sa ville !

En France, comme dans la plupart des autres pays, afin de maintenir leur condition physique, les sportifs de haut niveau font de la musculation, ou du fitness à domicile.

Christophe Bétard champion du monde du VTT agit autrement. Il parcourt les routes et chemins de montagne de son département, les Vosges, à vélo à la recherche des plus fragiles et des plus isolés. Il leur livre gratuitement des médicaments et des provisions.

Pour répondre à la demande, tout un groupe de cyclistes l’a rejoint. «Nous sommes athlétiques, nous sommes en bonne santé et nous voulons aider les personnes dans le besoin», explique le champion du monde de VTT. En plus d’aider les personnes isolées, Christophe Bétard et son équipe facilitent le travail des infirmières libérales qui leur donnent des instructions. Ce sont eux qui préparent leur arrivée dans les zones reculées.

Le champion du monde de VTT et ses amis sortiront de la crise parfaitement entraînés grâce à une action unanimement saluée dans le département des Vosges.

Abidjan. Didier Drogba met un hôpital à disposition

L’ex gloire de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire met à disposition l’hôpital Laurent Pokou de sa fondation, situé à Attécoubé, pour servir de centre de dépistage de la commune face à la pandémie.
Construit depuis 2015 sur une superficie de 800 m2 avec un financement de 500 millions de Franc CFA, l’hôpital Laurent Pokou comprend une salle d’échographie, une salle affectée à la protection maternelle et infantile (PMI), une salle de radiographie, un laboratoire ultra moderne, une pharmacie, des salles d’hospitalisation et d’isolement, ainsi que des bureaux.