La Roche-sur-Yon et le jeu de palet

C’est dans l’ouest de la France, en Vendée que le palet est le plus connu.

 

Il se pratique sur des plaques carrées en plomb de 45 cm x 45 m et de plus de 20 kg sur lesquelles on lance des palets en laiton (en se plaçant à 2,80 m de la plaque en plomb) ou en fonte (en se plaçant à 3,80 m de la plaque de plomb). Le jeu consiste à placer les palets le plus près du « maître » qui est un palet plus petit placé sur la plaque en plomb. Les palets doivent obligatoirement tomber et rester sur la plaque en plomb.

Pankélé (Burkina Faso)12e édition de lutte traditionnelle

La nouvelle arène de la ville de Pankélé, a accueilli la 12e édition du championnat de lutte traditionnelle sous le slogan: « Lutte et cohésion sociale ».

Ce championnat a réuni environ 150 lutteurs. Un nombre impressionnant.

Mahamadi Teigna, le parrain du tournoi, a félicité les organisateurs et les a encourager à œuvrer pour la sauvegarde de cette valeur.  » Je voudrais dire que la lutte est loin d’être une simple expression de jouissance. Elle est surtout une valeur identitaire liée à notre pays et cest dans larène que nous avons appris nos premières défaites, mais aussi nos premières victoires. La lutte est donc au-delà de lexpression de la force, cest un domaine réservé pour inculquer les valeurs de courage, de persévérance, mais aussi une méthode de résolution de conflits  » a-t-il déclaré.

En fin de journée, c’est Romaric Kawané du Nayala qui a remporté le premier prix de l’Open masculin, tandis qu’Edwige Bonané de Kalabo a remporté le premier prix de l’Open féminin.

Poissy et le disc golf

On y joue à l’aide de disques spécifiques similaires à des frisbees, mais généralement plus petits et plus lourds. Ces disques sont lancés en direction d’une cible, qui sert de « trou ».
Les règles du disc golf sont directement inspirées de celles du golf. Le premier lancer se fait sur le tee. Chaque lancer suivant se fait juste derrière le point où le disque s’est posé. Comme au golf, chaque parcours est qualifié par un nombre de coups standard appelé par.
Exemple : une stratégie habituelle pour un « par 3 »est de faire un drive (lancer long), puis une « approche » (lancer moyen permettant d’atteindre le green), et enfin un putt (tir court vers le panier). Le trou est terminé une fois que le disque a atteint la cible. Le parcours est terminé lorsque tous les trous ont été joués.
Un parcours complet comprend généralement 18 trous, mais il en existe de 9, de 12 et parfois de 27 trous.
Il existe une grande variété de disques, divisés en trois catégories : les putters, les disques d’approche, et les drivers. Il existe aussi différents types de drivers, en fonction de la distance à parcourir, du vent et de la difficulté du « trou ».
La France compte 22 clubs affiliés.

Jeux et Sports Traditionnels à la croisée des chemins : révéler le passé, éclairer l’avenir

 Les JST représentent un défi pour le développement futur du sport et des sociétés. Ils encouragent également le développement du dialogue interculturel et de la paix, renforcent l’engagement de la jeunesse, et promeuvent une pratique éthique du sport. Ils engagent les peuples pour la construction de sociétés pacifiées

Non soumis aux enjeux économiques des sports classiques mondialisés, ni à une quête équivalente de performance et de résultats conduisant à des pratiques dangereuses et illicites que la Convention Internationale contre le dopage dans le sport tend à réguler, les JST offrent aux gouvernements, au mouvement sportif et aux citoyens, l’opportunité de promouvoir des pratiques sportives et culturelles durables et éthiques.

L’importance de ce patrimoine culturel immatériel repose notamment dans les dialogues intergénérationnels et interculturels qui maintiennent ces pratiques traditionnelles en vie auprès des communautés. Renforcer le dialogue interculturel et promouvoir des valeurs éthiques par les JST créent un terreau fertile pour l’engagement de la jeunesse et le développement de la paix entre les communautés et au sein de ces dernières.

Nayala accueille la 5ème édition du tournoi de lutte traditionnelle

Sous la présidence de Florence Dala, PDG d’Aimée Services, et sous le parrainage d’Issa Ki, vétéran de la lutte traditionnelle, la 5ème édition du tournoi de lutte traditionnelle s’est déroulée au Burkina Faso à Nayala avec la participation de plus de 100 jeunes âgés de 17 ans avec quatre catégories dont une ouverte pour les filles.

L’objectif de ce tournoi est de préparer les futurs talents de cette discipline et de faire en sorte que cette valeur culturelle s’enracine davantage au Burkina Faso.

À noter que les villages environnants étaient tous présents d’où la particularité de cette édition.

Les officiels ont été impressionnés par les lutteurs. Ils ont également exprimé leur soutien au promoteur de la lutte qui participe à la promotion des talents des jeunes, mais aussi à la perpétuation d’une tradition.

La présidente de la cérémonie, Florence Dala, a rappelé «son engagement pour que les jeunes entreprennent ce sport pour véhiculer les valeurs culturelles de notre localité. J’invite également tous ceux qui peuvent soutenir de telles activités afin de permettre aux jeunes de s’épanouir et d’aimer leur culture. Je tiens à remercier le Bemba Sitoa Wrestling Club qui m’a fait confiance.»

Bucarest et Oina le jeu traditionnel des Roumains

“Oina” ou “hoina” est considéré un jeu sportif national par les Roumains. Il a une ancienneté de 6 siècles. Sous le règne de Vlaicu Voda, en 1364 , on jouait à l’oina dans la Valachie, que l’on soit pauvre ou riche.
“Oina” est un sport pratiqué entre deux équipes, sur un terrain en plein air. Il sollicite une bonne vitesse, des réflexes dans les mouvements d’autodéfense contre les coups de la balle et de la précision dans le lancement de celle-ci. On le retrouve dans des jeux appartenant à d’autres pays, tels: le base-ball américain, le jeu à paume français, le palsepool finlandais ou le schlagball allemand.
Après la deuxième guerre mondiale, en mettant l’accent sur le développement du “sport de masse”, oina regagne sa place parmi les autres sports, par la consolidation des sections, associations et compétitions. Plus tard, lorsque “oina” entre aussi dans les écoles, dans les classes d’éducation physique.
Le terrain a la forme d’un rectangle, 70 sur 32 mètres, plat, couvert d’herbe. Le bâton est en bois dur, long de 90 cm, la balle d’un diamètre d’environ 8 cm est en cuir.

Les difficultés financières, tout comme la tentation à laquelle sont soumis les jeunes de pratiquer des jeux sportifs reconnus dans le monde, l’impossibilité d’évoluer dans des compétitions internationales, créent de grandes difficultés pour maintenir un championnat national.

La balle pelote, un patrimoine wallon

La balle pelote également appelée jeu de balle est un sport collectif d’extérieur, de la famille des jeux de paume, opposant deux équipes de cinq joueurs qui se renvoient une petite balle, appelée pelote, en la frappant à la main munie d’un gant.

C’est un jeu de gagne-terrain, populaire dans la partie ouest de la Belgique – dans les provinces de Namur, du Hainaut, du Brabant wallon, du Brabant flamand et de Flandre orientale – ainsi qu’en France, dans la vallée de la Sambre et le Valenciennois.

Le jeu de paume date du Moyen Âge. Il a évolué pour devenir un sport à la fin du 19e siècle, époque où les règles ont été codifiées définitivement.

L’intérêt, au-delà du sport, est que le terrain offre un espace public, à usages multiples, de 72 mètres sur 20 mètres. A cela s’ajoute l’activité économique liée à la fabrication de gants.

L’autre importance du jeu de balle tient à sa dimension sociale, à la cohésion qu’il suscite au niveau local. En effet, le jeu de balle est plus qu’un sport. Il a une dimension supplémentaire par son ancienneté. C’est une sorte du supplément d’âme et d’histoire.

Dans ce contexte, la Fédération des jeux de paume Wallonie-Bruxelles se réinvente depuis les années 2000. Les compétitions ont été revues, une coupe du monde organisée et des efforts pour entretenir ce sport patrimonial ont été décuplés.

Tahtib un sport égyptien qui a influencé le El Matrag algérien

Les origines du tahtib semblent remonter à l’Égypte antique au iie millénaire avant notre ère. Quelques-uns des gestes de tahtib sont gravés sur les murs de trois tombes parmi celles qui sont taillées dans la roche du site archéologique de Beni Hassan, sur la rive orientale du Nil, près de la ville d’Al-Minya. La nécropole comprend des tombes de nomarques des XIe et XIIe dynasties. Aujourd’hui, le tahtib est pratiqué par des hommes qui aiment le défi d’une bonne lutte. Cette pratique festive villageoise est aussi une cérémonie culturelle où les gagnants de ce sport-spectacle veulent séduire les spectateurs. C’est devenu aujourd’hui une danse traditionnelle stylisant le combat, accompagnée par des musiciens et pratiquée lors des fêtes et des mariages.

En raison de l’aspect dangereux du tahtib, parer et bloquer les attaques est essentiel pour survivre pendant le jeu, frapper est la norme et les clés sont quasiment inexistantes. Le tahtib est peut-être l’art martial égyptien le plus ancien encore pratiqué. Il est inscrit au patrimoine culturel mondial à l’UNESCO.

Au-delà du Tahtib traditionnel égyptien, une version moderne, codifiée, naît dès 2014 : le Modern Tahtib. Reprenant en partie les codes festifs du Tahtib traditionnel, le Modern Tahtib se différencie entre autres par une pratique sportive mixte : hommes et femmes sont admis dans les mêmes combats sans distinction de catégories. Les aspects relatifs à la danse et la virilité de séduction des femmes ont été remplacés par des valeurs plus martiales et collectives. C’est également grâce au Modern Tahtib que sont introduites les tashkilas, des formes codifiées de combat, au même titre que les kata en Karaté ou les taolu en Kung fu.

Un accompagnement par la percussion est toujours en pratique dans le Modern Tahtib.

Le Modern Tahtib a été présenté au festival des arts martiaux 2016 de Bercy et le tout premier tournoi français de Modern Tahtib a eu lieu en mai 2017 à Paris, opposant les sept premiers clubs français.

Port au Prince et le Tiré Machèt, l’art de combat haïtien

En Haïti, l’art traditionnel de combat de machettes fait l’objet de nombreux noms, parmi lesquels Tiré Machèt. Tiré Machèt a ses racines dans la Révolution d’Haïti, lorsque les révolutionnaires ont souvent été forcés de se battre avec moins de fusils que de soldats. Puis, avec le temps, Tiré Machèt a servi principalement comme moyen de légitime défense individuelle chez les agriculteurs qui travaillent jour après jour avec une machette en main à ce jour.

 Sa combinaison de techniques africaines de lutte contre les bâtons et d’escrime européenne s’est révélée très efficace à la fois dans le combat et comme moyen d’autodéfense individuelle. Depuis lors, une multitude de styles et de méthodes de formation ont proliféré. Bien que beaucoup de ces pratiques restent cachées dans le secret, l’escrimeur haïtien Alfred Avril a invité les étrangers à apprendre cet art martial à venir en Haïti pour s’entraîner avec lui. 

En général, Tiré Machèt est pratiqué dans le secret relatif. Les traditions familiales sont une possession étroitement surveillée pour être transmises à travers les générations, et seuls les membres de confiance de la communauté sont autorisés à participer des sessions de formation. Les étudiants de plus, doivent démontrer une grande loyauté envers leur « professeur » d’escrime afin d’être admis.

 Alfred Avril ou Papa Machèt, dont la propriété se trouve sur les pentes boisées de Cap Rouge, juste à l’extérieur de la ville de Jacmel, était le dépôt d’une telle tradition d’escrime familiale, celui de l’art ésotérique de la machette combat. Un documentaire a été réalisé par Jonathan David Kane et présenté au Festival international du film de Toronto en 2014.

Québec et le Kin Ball

Sport venu tout droit de Québec et relativement méconnu, le kin ball ® est pourtant très sympathique à pratiquer. C’est dans les années 80 que le kin ball ® a pris la forme qu’on lui connait aujourd’hui. A l’origine, seule la sphère de 1,22 m de diamètre, faisant office de ballon, était utilisée dans le cadre d’activité ludique, jusqu’à ce que Mario Demers crée un jeu autour de celle-ci. Les règles sont alors fixées dès 1987. Un maître-mot pour la pratique du kin ball ® : le respect ! Respect des adversaires, respect de l’arbitre, respect de ses coéquipiers, respect du public… Pour jouer au kin ball ®, il faut trois équipes de 4 joueurs qui prennent place simultanément sur un terrain de 20 X 20 m. 7 périodes maximum peuvent être jouées, une équipe devant gagner trois de ces périodes pour remporter la rencontre. Pour gagner une période, il faut engranger 13 points. Le jeu prend place ainsi : l’une des 3 équipes se met au centre avec le ballon, les 4 joueurs devant avoir un contact avec la sphère au moment du lancer. La couleur d’une des 2 autres équipes est alors annoncée : c’est celle qui devra réceptionner le ballon par tous les moyens possibles, avant même qu’elle ne vienne toucher le sol. Entre l’interception et le nouveau lancer, il ne doit pas s’écouler plus de 5 secondes. Un point est marqué par les attaquants à chaque fois que la sphère n’est pas réceptionnée. Lorsqu’une équipe atteint les 11 points, celle qui en compte le moins sort du terrain le temps que la période se termine. A noter que la balle, lors du lancer, doit avoir une trajectoire ascendante, et parcourir une distance d’au minimum 1,83 m. La cohésion d’équipe est également au cœur du jeu : il est impératif de communiquer avec ses partenaires pour espérer remporter la partie. Le kin ball ® peut se pratiquer sur différentes surfaces et dans différents environnements, du gymnase à la plage.