Jeux paralympiques des Africains à Tokyo

Parmi les quelques 4.400 participant(e)s engagé(e)s dans les quelques 22 disciplines de Tokyo 2021, 3 africain(e)s, aux côtés d’autres africains.

Abdellatif Baka (Para-Athlétisme / Algérie)

Champion olympique du 800m en 2012 et du 1.500m en 2016, l’Algérien est une référence du demi-fond. A 27 ans, l’athlète est une valeur sûre du sport paralympique.

L’équipe masculine d’Egypte de volley assis

Fidèle à l’excellence égyptienne en volley-ball, la sélection hommes de volley assis a déjà glané deux médailles de bronze aux Jeux paralympiques : en 2004 et en 2016, troisièmes derrière les Iraniens, les Bosniaques ou les Brésiliens.

Ibrahima Seye Sen (Para-Taekwondo / Sénégal)

Le taekwondo a fait son apparition au programme des Jeux paralympiques avec Tokyo 2021. L’occasion pour le Sénégalais Ibrahima Seye Sen de prouver que chez les « Para » aussi les Africains de l’Ouest excellent dans cet art martial coréen.

Raoua Tlili (Para-Athlétisme / Tunisie)

Au Japon, la lanceuse fait partie du cercle des Africain(e)s de haut niveau des Jeux paralympiques. Elle a été le porte-drapeau de la Tunisie lors de la cérémonie d’ouverture.

Jeux olympiques : les regards se tournent vers Paris 2024

Le 8 août, le rideau des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 est tombé avec une cérémonie de clôture qui comprenait la remise du drapeau olympique par le gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, au président du CIO, Thomas Bach, qui l’a à son tour remis à la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo.

En 2024, Paris deviendra la deuxième ville de l’histoire à accueillir trois fois les Jeux olympiques d’été, après Londres, qui a accueilli les éditions 1908, de 1984 et de 2012. La ville des lumières a accueilli ceux de 1900 et de 1924.

Un siècle plus tard, le programme des Jeux olympiques d’été de 2024 comprendra 32 sports et 306 compétitions ! Un record ! Parmi ces sports, le breakdance apparaîtra pour la première fois aux Jeux Olympiques.

Le breakdance, qui est un sport urbain, est une forme compétitive de la danse et du breakdance. Les compétiteurs effectuent des mouvements de jambes et des mouvements athlétiques tels que des rotations de la tête et du dos.

Les athlètes, communément appelés B-boys et B-Girls sont jugés selon plusieurs critères lorsqu’ils effectuent leurs performances. Ces critères sont basés sur les compétences techniques, la créativité, le style, la force et l’agilité.

Autre première dans l’histoire des Jeux olympiques, un « marathon de masse » ouvert aux athlètes amateurs, se tiendra le même jour que l’épreuve officielle du marathon. Le marathon « public » et la course officielle ne se dérouleront pas en même temps, mais ils se dérouleront sur la même piste et dans les mêmes conditions.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 se tiendront dans quelques années, mais il n’est jamais trop tôt pour s’enthousiasmer pour ces 33e Jeux olympiques !

Des athlètes algériens et les Jeux Olympiques

Hassiba BOULMERKA et Taoufik MAKLOUFI –(ALGERIE)

Grande spécialiste des courses de demi-fond, Hassiba fut la première sportive, hommes et femmes confondus à remporter la médaille d’or olympiques lors des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. La native de Constantine est indéniablement, la première médaillée d’or pour le sport algérien et africain. Quant à Taoufik qui est en train d’écrire l’une des plus belles pages du sport algérien, il a dû renoncer aux JO de Tokyo en raison d’une blessure. Champion d’Afrique, vice-champion du monde et le titre suprême : la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Londres.

VTT, la Suisse Jolanda Neff a remporté l’or, suivi de ses compatriotes Sina Frei et Linda Indergand.

Triplé historique pour la Suisse !

Sur le parcours MTB d’Izu, trois Suisseses sont montées sur le podium du VTT féminin des Jeux de Tokyo 2020. C’est la première fois de l’histoire olympique qu’un pays place trois de ses représentantes sur un podium en VTT depuis l’introduction de la discipline aux Jeux, à Atlanta 1996.

Jolanda Neff a remporté la course en 1 h 15 min 46 s, décrochant la première médaille d’or pour son pays en VTT féminin.

Sina Frei a décroché l’argent à 1 min 11 s de retard, 8 secondes devant Linda Indergand, en bronze.

Soufiane El Bakkali et Hicham El Guerrouy deux athlètes qui ont marqué les JO à 18 ans de distance

Le marocain Hicham EL GUERROUY a été une véritable star dans sa discipline et en dehors des pistes. Il a marqué ce sport de sa foulée légendaire, mais aussi de ses records (1500m et 2000m). Multiple champion du monde, il sera dans le panthéon de ce sport en 2004 aux Jeux Olympiques, deux médailles d’or sur 1500m et 5000m.

Dix-huit ans après, Soufiane El Bakkali est sacré au 3 000 m steeple a Tokyo. Le coureur marocain a mis fin à l’hégémonie des Kényans sur la distance. Ils trustaient les titres olympiques depuis 1984.

Il s’est inscrit dans le sillage de la légende du fond et du demi-fond marocain Hicham El Guerrouj. Il est le premier Marocain médaillé d’or aux Jeux tous sports confondus depuis 2004 aprés la fantastique épopée de Hicham El Guerrouj.

Ouagadougou et les JO Tokyo : Hugues Fabrice Zango paré de bronze

Le triple sauteur burkinabè, Hugues Fabrice Zango, a remporté la médaille de bronze dans sa discipline.

La délégation a été accueillie a l’aéroport par le ministre des Sports et des Loisirs Dominique Nana, le maire de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé et plusieurs autres autorités sportives du Burkina Faso.

« Je suis vraiment très content de revenir ici à Ouagadougou après deux années d’absence pour pouvoir bien me préparer pour les Jeux olympiques, après ma médaille des championnats du monde à Doha », a reconnu Hugues Zango accompagné de son entraîneur Teddy Tangho.

 «Ce sont les efforts conjugués de beaucoup de personnes. Vous m’avez tous soutenu depuis Doha vu que je voulais ramener une médaille olympique. Tout le peuple y a cru et m’a apporté son soutien. Ce rêve d’offrir une médaille au Burkina est devenu une réalité. Nous avons la première médaille olympique du Burkina Faso ».

Hugues Fabrice Zango, recordman du monde du triple saut en salle (18,07m) a remporté la médaille de bronze le 5 août dernier aux Jeux olympiques de Tokyo avec un bond de 17,47m.

Ruth Gbagbi a remporté à Tokyo une médaille de bronze en taekwondo.

Après Rio 2016, l’Ivoirienne a à nouveau décroché le bronze aux JO de Tokyo, chez les -67 kg en taekwondo. 

Populaire sur les réseaux sociaux, l’athlète de 27 ans n’hésite pas à encourager les autres sportifs ivoiriens et africains comme Marie-Josée Ta Lou ou les Éléphants en football, ou encore à prendre la pause avec Bonaventure Kalou ou le rappeur français Dadju.

Si elle est la première femme ivoirienne à avoir décroché une médaille olympique, Cheick Sallah Cissé, lui, est le premier champion olympique de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Comme Gbagbi, il a réalisé son exploit à Rio 2016, chez les -80 kg masculins. Le 26 juillet à Tokyo, il n’a cependant pas pu aller plus loin que son seizième de finale.

Ils font tous les deux parties de la Fondation Heart Angel, créée par Marlène Harnois, médaillée de bronze de taekwondo (-57 kg) à Londres 2012. La Fondation assure la promotion et le développement de l’éducation, de la culture et du sport, principalement en Afrique.

L’or pour Clarisse Agbégnénou la judokate de 28 ans

Née à Rennes en 1992, Clarisse Agbégnénou a commencé le judo à 9 ans. Aujourd’hui, elle compte cinq titres de championne du monde des – 63 kg, cinq titres de championne d’Europe, mais surtout une médaille d’or olympique qui lui avait échappée aux Jeux Olympiques de Rio 2016.

En étant sacrée une cinquième fois en Championnats du monde le 9 juin dernier, elle a dépassé David Douillet et est devenue la deuxième judoka la plus titrée en France, hommes et femmes confondus, derrière Teddy Riner.

Il ne lui manquait que la médaille d’or olympique. C’est désormais chose faite.

La vie de Clarisse Agbégnénou n’a pas commencé de la façon la plus facile. Née prématurée avec son frère jumeau Aurélien, elle ne respire pas. Après avoir été réanimée, elle doit se faire opérer en raison d’une déficience rénale et reste dans le coma pendant un mois, une période pendant laquelle les médecins suggèrent à ses parents de la « débrancher », ce qu’ils refusent de faire.

 « Je pense que ma rage sur les tatamis vient de là, en fait. De cette rage qui a dû m’animer dans ces moments-là, de la bagarre que j’ai dû livrer à ma naissance pour vivre. »

Celle qui est surnommée Gnougnou est tout simplement la judokate française la plus titrée de l’histoire des Championnats du monde.

Anne Hidalgo, maire de Paris : « Imaginons des délégations de sportifs naviguant sur la Seine »

À l’occasion de la passation olympique, Anne Hidalgo, maire de Paris, a accordé un entretien à France 24. Elle revient sur l’organisation « exceptionnelle, dans des conditions extrêmement difficiles » des Jeux de Tokyo, et annonce vouloir « faire en sorte que la cérémonie d’ouverture se passe dans la ville » de Paris en 2024. Pour Anne Hidalgo, l’organisation des prochains Jeux olympiques et paralympiques peut également « aider à la transformation de la Seine-Saint-Denis et à la transition écologique ».

Source : France 24

À trois ans des JO-2024, le drapeau olympique flotte déjà sur Paris

La ville hôte des prochains Jeux d’été promet de rendre le spectacle sportif ouvert aux masses.

JEUX OLYMPIQUES – La France a déroulé le tapis rouge au drapeau olympique ce lundi 9 août à Paris, la ville hôte des prochains Jeux d’été en 2024, promettant de rendre le spectacle sportif ouvert aux masses après des JO de Tokyo qui se sont déroulés à huis clos à cause de la pandémie de Covid-19.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a agité le drapeau qui lui a été remis à Tokyo lors de la cérémonie de clôture, alors qu’elle sortait de l’avion en ramenant à la maison certains des derniers athlètes du pays.

“Nous sommes très heureux, c’est une joie immense. Cent ans plus tard, le drapeau est là et flotte à nouveau devant l’hôtel de ville et au-dessus de Paris”, a-t-elle déclaré, évoquant les Jeux olympiques de 1924 qui se sont déroulés dans la capitale française. .

Paris a-t-elle ajouté a tiré de nombreuses leçons de l’expérience de Tokyo. Retardés d’un an et bouleversés par des contre-mesures strictes contre le Covid-19 alors que des variantes contagieuses réapparaissaient dans le monde, les Jeux de 2020 n’ont pas obtenu le triomphe et la manne financière que le Japon souhaitait.

Fan zone sous la Tour Eiffel

Lors de la cérémonie de passation de pouvoir de dimanche, Paris a cherché à changer de ton. Plusieurs milliers d’amateurs de sport se sont rassemblés dans une fan zone à l’ombre de la Tour Eiffel.

Rapprocher les jeux de la population posera des problèmes de sécurité dans un pays qui a subi des vagues d’attaques de la part de militants islamistes ou d’assaillants d’inspiration djihadiste ces dernières années.

Clin d’œil à la rupture avec un ancien format fait pour la télévision, les organisateurs des Jeux de Paris 2024 travaillent depuis un an à faire sortir la cérémonie d’ouverture du stade olympique et l’installer au cœur de Paris.

Pour la première fois, des coureurs amateurs participeront au marathon, les passionnés de vélo de route réaliseront le parcours peu après les Olympiens et les passionnés de voile pourront peut-être s’affronter en temps réel avec leurs héros sportifs.

Personne ne sait si la pandémie aura été vaincue dans trois ans. Mais le leader des Jeux de Paris, Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë, a déclaré à Reuters en février que Paris 2024 travaillait sur ses propres plans d’urgence.

Source : HuffingtonPost