Jos, ville du Nigeria, fait la paix autour du football

Pendant des années, la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, a été considérée comme l’épicentre des tensions religieuses entre chrétiens et musulmans, mais des chefs communautaires ont décidé de réunir la jeunesse divisée autour d’une même passion: le football.

Il n’y avait aucune confiance entre les deux communautés, ni aucun signe d’apaisement jusqu’à la mise en place de plusieurs programmes, par des leaders communautaires ou le gouvernement local, pour les forcer à se retrouver et à dialoguer.

Salis Muhammad Abdulsalam est l’un d’eux. Il a arpenté chaque quartier, chaque rue, pour recruter de jeunes joueurs provenant de 20 communautés différentes pour finalement fonder des équipes aux noms aussi poétiques et bienveillants que FC Amour, FC Unité ou encore FC Patience et FC Pardon.

Dernièrement, ces deux équipes se sont d’ailleurs rencontrées pour la finale du championnat au stade de Rwang Pam Township. Et tout est une question d’image. 

Deux joueurs – un musulman et un chrétien – se tenaient côte à côte avec le ballon en équilibre entre eux dans un symbole d’unité et dans les gradins aussi, une bannière encourageait à la paix.

Pour Amaechi Johnson, un joueur chrétien du FC Patience, cette initiative a d’ores et déjà porté ses fruits, puisqu’il peut désormais se rendre dans les quartiers musulmans, et s’y sent même bien accueilli.

« Il y a encore quelques années, la ville était sous tension presque quotidienne. Mais ça fait un petit moment maintenant que les choses se sont calmées », rapporte Irmiya Werr, membre du gouvernement local, mis en place en 2015 et qui a beaucoup œuvré pour réconcilier les communautés.

Lausanne : Promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes par le sport

Capitale olympique, la ville de Lausanne réaffirme son ambition de faciliter un accès égalitaire des hommes et femmes au sport.

Pour appuyer son engagement et identifier les pistes d’action, la ville a réalisé une analyse sur la présence des femmes dans les disciplines sportives. Sur la base de ce rapport, un catalogue de 19 actions et 61 mesures a été établi pour soutenir la pratique sportive des femmes. L’objectif est d’atteindre plus d’égalité dans le sport à l’horizon 2026.

Des indicateurs de suivi budgétaire lié au genre ont été définis et un Fonds pour promouvoir le sport pour toutes et tous et l’égalité femmes-hommes a été créé début 2021. Doté de 300’000 francs suisses, la moitié de ce montant est destinée au développement de la pratique sportive des femmes et à la promotion de l’égalité dans le sport. Par ailleurs, des vestiaires pour accueillir des équipes féminines sont à l’étude et une campagne de sensibilisation visant à déconstruire les stéréotypes de genre dans le sport et valoriser la pratique sportive des femmes sera lancée dès le 7 juin prochain.

Trésor Makunda, le sprinter handisport

Trésor Gautier Makunda, né le 15 septembre 1983 à Kinshasa (République Démocratique du Congo), est un sprinter handisport franco-congolais.
A 3 ans, on lui diagnostique une cataracte, malgré les soins apportés ses yeux s’infectent. En 1989, sa mère décide de le faire soigner en France, malheureusement les médecins ne parviennent pas à arrêter sa rétinopathie qui s’était déclarée à la suite de l’infection.

C’est à l’âge de 18 ans qu’il découvre l’athlétisme handisport grâce à son entraîneur Jean-Philippe Valery. Il y rencontre alors Aladji Ba, athlète handisport qui influencera la suite de son parcours. Il gagne par la suite plusieurs titres de champion de France.
Une fois sa naturalisation obtenue il est sélectionné pour les Jeux paralympiques de 2004 d’Athènes où il remporte une médaille d’argent sur 100 mètres pour sa première compétition internationale.

Sa carrière est marquée par un grand nombre de médailles, il est notamment Champion d’Europe sur 100m en 2005 puis sur 200 mètres en 2009 et Champion de monde sur 100 mètres en 2006.

Il comptabilise quatre médailles paralympiques (une médaille d’argent et trois médailles de bronze) lors de ses quatre participations : en plus de l’argent d’Athènes, il remporte deux médailles de bronze lors des Jeux paralympiques à Pékin sur le 100 mètres et le relais 4×100 m, avec Pasquale Gallo, Stéphane Bozzolo et Ronan Pallier, et le bronze des Jeux paralympiques à Londres sur 400 mètres.

À 37 ans, il ne lui manque plus que l’or paralympique, qu’il espère remporter à Tokyo.

Casablanca et Cotonou accueillent les finales des compétitions africaines de football

Le Maroc accueillera officiellement la finale de la Ligue des champions de la CAF à Casablanca, tandis que le Bénin accueillera la finale de la Coupe de la Confédération selon la Confédération africaine de football (CAF).

Depuis 2020, le comité exécutif de la CAF a décidé de faire des finales des compétitions africaines interclubs , des matchs uniques joués sur un terrain neutre. L’année précédente, c’était au Caire et à Rabat d’accueillir les deux grandes finales.

Alors qu’ils continuent avec le même format cette saison, la CAF a révélé que le Maroc accueillera la finale de la Ligue des champions 2021 et le Bénin la finale de la Coupe de la Confédération après la réunion du Comité exécutif à Kigali, au Rwanda.

Le stade Mohamed V, domicile du Wydad et du Raja deux clubs mythiques de la ville de Casablanca, accueillera la finale, qui aura lieu le 17 juillet. Pendant ce temps, la ville qui accueillera la finale de la Coupe de la Confédération le 10 juillet prochain, Cotonou, compte de nombreux stades majeurs, mais elle n’a pas révélé lequel jeu sera joué.

Tour cycliste international du Cameroun : 10 équipes étaient sur la ligne de départ

De Yaoundé à Ayos, les villes camerounaises ont vécu au rythme du Tour cycliste du Cameroun. Ce tour cycliste à étapes est organisé depuis 2003 mais, il n’a pas pu avoir lieu en 2020 en raison du COVID-19

Le tour du Cameroun est entré dans la prestigieuse catégorie UCI Africa Tour depuis 2005.

Les dix équipes présentes étaient la Bulgarie, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo, le Bénin, Martigues Sports de France, Ufusport de France, les Pays-Bas, la Côte d’Ivoire, le SNH Vello Club du Cameroun et l’équipe nationale cycliste du Cameroun. Au total ce sont 60 athlètes de dix équipes différentes qui ont pris le départ le 29 mai à Yaoundé.

Le champion 2015, le camerounais Clovis Kamzong Abessolo a porté les espoirs de son pays. Cela fait six ans que le Cameroun n’a pas gagné le maillot jaune et les deux équipes représentant le pays s’étaient engagées à changer ces possibilités.

Abidjan connaît son premier marathon féminin

Plusieurs Ivoiriennes ont participé à la première édition du marathon des femmes le samedi 15 mai au stade Félix-Houphouët-Boigny à Abidjan.

Le coup d ’envoi du marathon des femmes a été donné par le ministre des Sports Claude Paulin Danho, la ministre des Affaires étrangères Kandia Camara, et la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré.

Les femmes participantes ont eu droit à deux activités sportives de leur choix : le marathon de 10 kilomètres ou la marche de 5 kilomètres.

La commissaire générale de ce marathon, Mme Daniel Tonga, a expliqué les motivations de ce grand événement sportif, pour lequel plus de 200 femmes se sont rassemblées au même endroit à Abidjan. « Nous voulons encourager les femmes à travailler pour la cohésion sociale par le sport et la santé. » a-t-elle déclaré.

Un autre marathon des femmes aura lieu dans la ville d’Anyama dans trois mois. La commissaire générale a appelé toutes les autorités administratives et politiques à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer la bonne organisation de cette “caravane sportive” qui régnera sur plusieurs villes ivoiriennes, toujours dans un seul but : promouvoir et démocratiser la pratique sportive féminine dans les différentes villes du pays.

Boukombé et le Tour Cycliste du Bénin

La Fédération Béninoise de Cyclisme (FBC) a organisé avec succès la 16ème édition du Tour Cycliste du Bénin qui a eu lieu du 17 au 22 mai 2021.

À travers cette compétition, le Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Cyclisme voulait promouvoir le Bénin en tant que destination touristique, avec le choix de la ville de Boukombé comme ville de départ du 16ème Tour International du au Bénin. Un choix bien ciblé visant à mieux développer le tourisme au Bénin, et surtout à améliorer les routes nouvellement construites pour attirer des coureurs du monde entier vers la culture du Bénin : « Sans routes, pas de vélo », déclare le président de la FBC , Romuald Hazoumé..

Pour lui, il s’agit de la promotion des routes fraîchement construites dans tout le Bénin, qui sont le résultat du programme d’action du gouvernement béninois.

« Ce choix est lié à la nature qui a doté cette ville de belles montagnes », a-t-il déclaré. Selon lui, la commune de Boukombé est très appréciée des touristes pour sa tranquillité, ses forêts, sa richesse culturelle, son paysage, son habitat atypique et sa beauté ce qui explique le choix de Boukombé comme ville de départ pour le Tour du Bénin.

Ouagadougou, Tour du Faso 2021 programmé pour octobre

Le Tour du Faso aura lieu du 29 octobre au 7 novembre 2021. C’est une décision que le gouvernement du Burkina Faso a prise lors de sa traditionnelle réunion du cabinet des ministres.

Ce 33ème Tour à Vélo au Burkina Faso débutera le 29 octobre à Banfora et se terminera le 7 novembre 2021 dans la capitale Ouagadougou.

Dans l’édition 2019, l’Angolais Dario Antonio était le vainqueur du Tour du Faso. Le dernier champion du Burkina Faso dans cette compétition est Mathias Sorgho. C’était en 2018, contre le Néerlandais Sjors Handgraaf et le Belge Dieter Bouvry.

Pour la nouvelle édition, plus de 90 cyclistes de 15 équipes provenant de 13 pays sont attendus au Burkina Faso en octobre .

Depuis son lancement en 1987, le Tour du Faso a été annulé à deux reprises : en 2014, le Tour du Faso a été annulé en raison de l’épidémie d’Ebola, et en 2020 en raison de la pandémie de coronavirus.

Marrakech, le vélo devient un moyen de locomotion au service du développement socioéconomique

Une jeune Néerlandaise Cantal Bakker, néerlandaise, Rhossoune Errihi et Saad Jittou, étudiants marocains., ont transformé un ancien dépôt de la municipalité au cœur de l’ancienne Médina de Marrakech en un atelier de réparation de vélos lançant ainsi, « Pikala Bikes », une initiative citoyenne inédite qui vise à faire de la bicyclette un véritable moyen de locomotion au service du développement socioéconomique.

Le projet a été lancé en 2016 comme initiative personnelle d’une jeune fille des Pays-Bas. Pour ce faire, elle a apporté son propre vélo d’Amsterdam et investi ses économies.

Les vélos usagers sont importés des Pays-Bas au Maroc où le coût de réparation est réduit mais le coût d’achat d’un vélo est trop élevé. Se basant sur cette idée, l’ONG a imaginé faire venir les vélos inutilisés aux Pays-Bas pour les faire réparer à Marrakech et créer ainsi une impulsion au monde du travail. Les réparations sont effectuées par des jeunes qui ont reçu une formation propre à la réparation des vélos et qui quittent ainsi l’inactivité. Pour donner un coup de jeune au vélo, des artistes locaux customisent chaque vélo pour lui offrir une nouvelle jeunesse !

Pour eux, cet outil de locomotion des plus prisés à Marrakech, est porteur de solutions positives tant pour la communauté, que pour l’environnement ou encore pour résoudre les difficultés liées à la mobilité urbaine.

Depuis cette date, cet atelier dédié à « relooker » et réparer les vélos, a pu accueillir une trentaine de jeunes venus y travailler, avec pour finalité de créer en leur faveur d’énormes opportunités en matière d’éducation et d’emploi, a expliqué Mme Cantal Bakker, faisant savoir que l’ambition est également de parvenir à améliorer la mobilité durable, à protéger le centre-ville historique du trafic motorisé et à renforcer la sensibilisation sur l’impératif de la préservation de l’environnement.

Les Dégommeuses

Aujourd’hui en France, les femmes restent largement tenues à l’écart de certaines pratiques sportives considérées comme naturellement « masculines ». En effet, d’une part, différents clichés et fantasmes ont encore cours sur les équipes de sport collectif comme possible lieux de « conversion » à l’homosexualité féminine. D’autre part, pour promouvoir le foot féminin, les clubs et fédérations ont tendance à mettre en avant dans leur communication uniquement des sportives adoptant un look et des attitudes conformes aux normes de genre (féminines, sexy, en couple hétéro, mères de famille…) et à dévaloriser toutes les autres.

Les enjeux financiers exacerbent ces phénomènes d’invisibilisation dans le sport de haut niveau. Cependant, le monde du foot amateur, qui est moins surveillé, ne constitue pas forcément un environnement plus amical pour les personnes qui s’écartent des normes de genre : sous-entendus, blagues lourdes, vexations, insultes ou discrimination au moment des sélections ne sont pas rares. Et cela est d’autant plus problématique que ces comportements sont souvent le fait de dirigeants et d’éducateurs sportifs censés donner l’exemple aux plus jeunes.

Dans ce contexte, il est crucial de créer des espaces de pratique plus accueillants et inclusifs et de mettre en place des actions afin de faire évoluer les représentations liées à la place des femmes et des minorités sexuelles et de genre dans le milieu du football.

En 2017, les Dégommeuses ont analysé la place du foot féminin dans 10 titres de presse (3 nationaux – l’Equipe, France Football, So Foot – et 7 quotidiens régionaux – Le Parisien, Le Progrès, La Provence, Midi-Libre, Sud-Ouest, Ouest-France, La Voix du Nord), soit 188 publications sur 3 semaines. Les résultats montrent que la part occupée par le foot féminin dans les pages sport reste excessivement faible (à peine 2% de l’ensemble des pages consacrées au foot sur la période, à savoir 28 sur 1327) mais le traitement qualitatif se caractérise par son sexisme : des articles supposément consacrés au foot féminin qui nomment, citent et montrent principalement des hommes; d’autres qui se servent du foot féminin pour mieux parler du foot masculin; enfin, pour beaucoup d’entre eux une difficulté patente à évoquer les joueuses en tant que sportives (et non uniquement sous l’angle de leur féminité)